La teneur de toutes les huiles végétales en acides gras

Si l’on examine la teneur en acides gras des huiles, ces dernières se répartissent en plusieurs catégories (Tab. 3). C’est aussi ce qui caractérise la valeur nutritionnelle de ces huiles en quelque sorte. Les principaux critères sont la teneur en acides gras polyinsaturés, en acides oléiques ou en d’autres acides gras et leur rapport exprimé dans le ratio P/S (P/S = ratio polyinsaturé/saturaté). 

En principe, plus la valeur nutritionnelle d’une huile est élevée, plus cette valeur est élevée aussi. D’ailleurs, selon les valeurs de référence de la DGE, le rapport idéal est de 30:40:30 (saturés, mono-insaturés, polyinsaturés) sur l’ensemble de l’alimentation. En cas de consommation d’une grande quantité de graisses animales (excepté les poissons de mer), il est sensé de compléter votre alimentation avec des huiles végétales avec une teneur élevée en acides gras polyinsaturés.

Depuis un certain temps, un apport très élevé en acides linoléiques est déconseillé, car, mis à part les avantages indiqués, ils comportent également un risque élevé de peroxydation. En ce qui concerne les nouvelles directives, l’alimentation quotidienne doit contenir des huiles avec une teneur élevée en ALA à la place. L’huile de colza et l’huile de lin sont des huiles locales. L’huile de lin est une spécialité régionale notamment de Berlin et de Brandebourg. En raison de la teneur extrêmement élevée en ALA correspondant à 54 g/100 g d’huile, l’huile de lin ne se conserve pas pendant longtemps et ne doit pas être chauffée. L’huile de colza se démarque avec un profil d’acides gras quasiment idéal par rapport aux graisses qui sont riches en ALA, car l’huile de colza a la plus haute teneur en ALA parmi les graisses alimentaires, à savoir 9 g par 100 g, et le rapport LA : ALA de 2 : 1 est particulièrement faible, car l’huile de colza contient peu d’acides gras saturés, à savoir seulement 7 g/100 g, et car la teneur en acides gras mono-insaturés, qui sont des acides oléiques spéciales, de 62 g/100 g est élevée. Tous ces avantages rendent l’huile de colza indispensable pour l’alimentation moderne. Pour atteindre l’apport minimal convoité de 1,3 g ALA, c’est à dire la quantité totale d’ALA qu’un adulte doit consommer pour 2 400 kcal, 15 g d’huile de colza sont déjà suffisants. Cela correspond à 1,5 cuillères par jour. Avec l’huile de colza comme ingrédient de l’alimentation quotidienne, la composition de la nourriture en acides gras arrive à devenir positive. Cette huile alimentaire locale est parfaitement appropriée pour les sauces à salade ainsi que pour les marinades et les cuissons. Il ne sera donc pas étonnant si l’huile de colza trouve une place permanente dans chaque cuisine à l’avenir.

Les nouvelles valeurs de référence dans les pays DACH, qui ont été publiées par la Société allemande d’alimentation (DGE) en collaboration avec les organismes équivalents d’Autriche et de Suisse, sont en vigueur depuis avril 2000. Elles remplacent les recommandations nationales de la DGE qui étaient valables pour l’apport nutritionnel jusqu’à ce jour.

Un changement de tendance se fait remarquer depuis un certain temps en ce qui concerne la graisse et les acides gras. De nouvelles priorités sont établies pour les acides gras polyinsaturés essentiels (PUFA).

Les acides gras polyinsaturés doivent représenter environ 7 % de l’apport énergétique total ou 10 % au plus. Si le pourcentage de l’acide linoléique continue à augmenter dans ce cadre-là, l’apport en ALA devient également plus important. Cela se passe pour que le bon équilibre entre les acides linoléiques (AL) et les ALA soit atteint. Dans l’état actuel des connaissances, le rapport entre les deux acides gras doit  correspondre à 5 : 1. Pour couvrir ce besoin, il est aujourd’hui recommandé que 2,5 % de l’énergie provienne des acides linoléiques et 0,5 % des ALA. Plus précisément, l’huile de colza ainsi que l’huile de lin et de noix sont considérées comme des graisses alimentaires appropriées au sens des nouvelles valeurs de référence des pays D-A-CH.

L’apport total en graisses doit rester limité à max. 30 % de l’énergie consommée par un adulte moyen en bonne santé. La limite maximale de 10 % de l’énergie totale est aussi applicable pour les acides gras saturés. Dans le cadre de l’apport total en graisses, les acides gras mono-insaturés, tels que les acides oléiques, doivent couvrir la différence entre les acides gras saturés et insaturés. Ils représentent ainsi plus de 10 % de l’énergie totale. Enfin, en raison de l’influence positive des acides oléiques contre l’infarctus du myocarde et le cancer, l’acide oléique reste l’acide gras le plus important en termes de quantité.

Le cœur est un des organes qui est le plus influencé par une mauvaise alimentation. Une quantité de graisse trop importante ou particulièrement mal composée peut contribuer en combinaison avec d’autres facteurs, tels qu’une activité physique insuffisante, le tabagisme, le stress et certains antécédents médicaux, à l’apparition des maladies cardiovasculaires. Veuillez lire sur les pages suivantes les résultats des différentes études et la contribution positive de l’huile de colza à une « alimentation saine pour le cœur ».

L’infarctus du myocarde et autres maladies cardiovasculaires ainsi que le cancer sont plus rares dans les pays méditerranéens qu’en Europe du Nord. Ceci a déjà été clairement prouvé dans « l’étude de sept pays » (Seven Countries Study). Le risque des maladies cardiovasculaires est particulièrement faible chez les habitants de l’île grecque de Crète. Dans ce contexte, le terme du « régime crétois » a été mis en avant. Cette forme d’alimentation méditerranéenne est très liée au régime traditionnel de Crète et se distingue notamment par un apport important en acides oléiques et par un apport faible en acides gras saturés.

Durant les 15 dernières années, les résultats d’études ont montré les suivants : Une alimentation riche en acides gras mono-insaturés (MUFA) peut contribuer à la baisse du cholestérol total et du cholestérol LDL. La teneur en cholestérol HDL n’est pas affectée de manière significative, ce qui rend l’impact global sur le taux de cholestérol très positif. On peut donc voir les acides gras mono-insaturés sous un autre jour.

L’apport en MUFA ne peut avoir un impact positif que lorsque le bilan des acides gras saturés et polyinsaturés est bon aussi. C’est pour cela que l’huile de friture Maxfrit Extra est recommandée par la DGE, l’ÖGE et la SGE en ce qui concerne sa composition en matières grasses.

De nombreuses études scientifiques prouvent qu’avec le recul les acides gras saturés provoquent l’augmentation la plus importante de la concentration de cholestérol par rapport à tous les autres facteurs nutritionnels. Il est certain qu’une quantité excessive d’acides gras saturés réduit l’activité des récepteurs LDL, ce qui entraîne par la suite une augmentation du cholestérol LDL et donc aussi du cholestérol total. Inversement, une baisse de l’apport en acides gras saturés peut renforcer l’activité des récepteurs LDL. Les données et les résultats épidémiologiques de certaines études d’intervention ont prouvé qu’un apport réduit en acides gras saturés entraîne la baisse du taux de cholestérol sérique et réduit le risque d’infarctus (cela est notamment valable pour les acides gras saturés avec une longueur de chaîne égale ou supérieure à 12 atomes de carbone).

Source : Ufop etc.

L’huile de colza est l’huile végétale préférée des Allemands. Aucune autre huile alimentaire n’est retrouvée si souvent en gastronomie. Les raisons sont nombreuses. L’huile de colza est disponible sous diverses variantes, elle peut être utilisée en cuisine de différentes façons et est recommandée par les nutritionnistes en raison de sa composition en acides gras.

En raison de ces aspects sains, l’huile de colza est aussi une matière première importante pour l’industrie et l’artisanat alimentaires en ce qui concerne la fabrication de différents produits, comme notre huile de friture Maxfrit Extra.

Acides gras saturés : 6,5 g
Acides gras insaturés :  
Dont acides gras mono-insaturés 60,0 g
Dont acides gras polyinsaturés 25,5 g
Cholestérol 0 mg

Une des raisons de réussite de l’huile de colza consiste à sa composition unique en acides gras. Après une longue période pendant laquelle on s’est principalement intéressé aux acides gras polyinsaturés et à leur contribution à la baisse du taux de cholestérol, les acides gras mono-insaturés, et notamment les acides oléiques, ont connu récemment une revalorisation entièrement neuve. Même les acides gras oméga-3 en tant qu’acides gras poly-insaturés ont depuis longtemps attiré l’attention en raison de leurs nombreux et différents effets.

Le remplacement des acides gras saturés par des acides gras polyinsaturés dans l’alimentation quotidienne contribue à la baisse du taux de cholestérol dans le sang. Par conséquent, de très grandes quantités d’acides gras poly-insaturés sont recommandées depuis longtemps. Certaines études ont cependant montré que des quantités d’acides gras polyinsaturés trop importantes n’ont pas qu’un effet positif sur le taux de cholestérol dans le sang, mais peuvent aussi faire baisser le taux du bon cholestérol HDL.

L’effet des acides gras mono-insaturés, tels que les acides oléiques, sur le taux de cholestérol du sang a été considéré comme neutre pendant longtemps. Pendant les 10 dernières années, de nombreuses études ont prouvé qu’une alimentation riche en acides gras mono-insaturés peut entraîner la baisse du cholestérol total et du cholestérol LDL dans le sang. La teneur en cholestérol HDL n’est pas affectée ou est très peu affectée, ce qui rend l’impact global sur le taux de cholestérol bien plus positif.

En raison de ces observations, les huiles ayant une teneur élevée en acides gras mono-insaturés, telles que l’huile de colza, occupent pour la première fois une place importante sur le plan nutritionnel et physiologique.

Source : Ufop etc.